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les îles ioniennes

Ces Îles, réparties le long du littoral occidental de la Grèce, sont mal reliées entre elles par les ferries du fait de leur dispersion; il est souvent plus facile de s’y rendre depuis le continent.

De Corfou, la plus au nord, et certainement la plus belle, à Cythere, les Îles Ioniennes ont été marquées par l’empreint » italienne et catholique. En effet, l’histoire les a rarement dissociées; elles ont été vénitiennes pendant près de trois siécles (jusqu’en 1797), puis françaises pendant les guerres napoléoniennes, anglaises de 1809 à 1864, date à laquelle elles furent rattachées au royaume grec.

Paxi et Antipaxi

Ce sont les plus petites. ‘On s’y rend en excursion depuis Corfou ou Parga. Plantées de vignes, d’oliviers et de pins, elles constituent des étapes de vacances. On les visite à pied très facilement et leurs nombreuses criques aux plages de sable fin incitent à la baignade ou à la pêche. Sur la côte occidentale, les grottes marines sont accessibles en bateau.

Leucade (Lefkas)

Très montagneuse, et reliée au continent par un pont, elle est devenue une presqu’Île. La lagune recèle des exploitations de salines et des viviers. En arrivant à Lefkada, on remarque tout d’abord le fort de Sainte-Maure (Haghia Mavra) édifié par les Orsini en 1300; modifié par les Vénitiens et les Turcs, il fit office de capitale de Leucade jusqu’à la fin du XVIIe s. On verra aussi les nombreuses petites églises.

Au départ du chef-lieu, une route permet de faire le tour de l’Île (90 Km). Intéressante surtout dans la partie orientale, elle traverse des plaines riches où poussent du blé, des oliviers et des vignes à raisin «de Corinthe ». Le port de Nidri  apparaît dans un site superbe. De là, on aperçoit l’Îlot de Skorpios, propriété de la famille Onassis. Au sud, le cap Lefkatas (cap Blanc ou Saut de Leucade, haut de 72 m) est difficile d’accès. Toutefois, on peut le contourner en prenant un caïque à Vassiliki (belle plage de sable). Selon la légende, c’est de ce promontoire, ou se dressait le sanctuaire d’Apollon, que la poétesse Sapho, amante délaissée par le batelier Phaon, se serait tuée en se jetant du haut de la falaise.

Sur la côte ouest, après une halte au pittoresque village de pêcheurs, Haghios Nikitas, et à sa plage de sable, on pourra se rendre à l’intérieur au village de Kariès, renommé pour ses broderies.

Ithaque (lthaki)

«Celle Île bonne pour les chèvres» est la patrie d’Ulysse, le héros de l’ Iliade, dont Homère a retracé le voyage au retour de la guerre de Troie. Le «fils de Laerte, Ulysse si connu de tous les hommes par ses ruses et par ses stratagèmes de guerre», protégé par la déesse Athéna, avait pour royaume cette petite Île, aujourd’hui peu visitée.

On y accède par ferry depuis Patras (5 h), Astakos (2 h), ou depuis Céphalonie dont elle est toute proche. En été, le festival de musique et de théâtre attire de nombreux amateurs.

Vathy, le chef-lieu, est un agréable petit port établi au fond d’une baie profonde, dont les maisons ocre et blanches étagées le long de la colline sont encore habitées surtout par des marins.De la ville haute, Paléochori, on a une très belle vue.

A la recherche d’Ulysse, on se rendra en premier à la grotte des Nymphes (Marmarospilia, 3 km au nord-ouest) ou il aurait caché les cadeaux des Phéaciens; puis à la roche du Corbeau (5 km au sud, à Perapigadi) et au plateau de Marathia ou se trouvaient les porcheries d’Eumée; et enfin au village de Stavros (17 km au nord-ouest) près duquel l’on verra sur la colline dePélikata, les ruines de l’ancienne Ithaque. Au fond de l’eau, on apercevra la ville immergée.

Avant de revenir à Vathy, vous verrez dans le nord de l’Île de très beaux paysages et pourrez faire une halte au monastère de Panaghia ton Katharon, d’ou l’on a un beau panorama. Frikes et Kioni sont deux charmants ports.

Céphalonie (Kefalonia)

La plus étendue et la plus montagneuse des Îles Ioniennes est l’Île des «gens de la tête». En effet, elle attire en pèlerinage des malades mentaux au couvent d’Omala (16 août et 20 octobre).

Endommagée, comme Zante, par le tremblement de terre de 1953, elle offre des paysages sauvages, des côtes découpées bordées de falaises blanches, des massifs couverts de pins dans le nord, et des plaines ou poussent les oliviers dans le sud.

Malgré des faiblesses dans la qualité de l’hébergement (à part quelques établissements en dehors du chef-lieu), elle possède tous les atouts nécessaires pour en faire un lieu de vacances agréables, ou l’on appréciera les poissons, les langoustes et les pâtes de coing.

L’accès à cette Île se fait par ferry depuis Patras (4 h), Killini (2 h), ou depuis Ithaque; les voyageurs débarquent au port de Sami. Un aéroport se trouve au sud près d’Argostili. On y circulera surtout en voiture ou en moto, d’autant plus que le réseau routier y est bon.

Sur la côte nord-est, Sami fait face à Ithaque dans une jolie baie. A 3 km au nord-ouest, les grottes de MeIissani se visitent en bateau. La lumière naturelle (surtout en milieu de journée) et les effets d’écho forment un spectacle inoubliable. La grotte de

Drongorati, à 2 km au sud-ouest, est accessible par un escalier qui débouche sur des salles à stalactites et stalagmites. Vers le nord, on prendra la route qui conduit au mont Aïnos; c’est une belle excursion  à travers la forêt de pins.

Sur la côte ouest, la ville principale de Céphalonie, Argostoli, est située sur une rade magnifique; mais elle ne présente malheureusement plus aujourd’hui de monuments remarquables. On visitera cependant le musée archéologique (collection de vases, d’armes et de bijoux antiques), et le musée Korgialenios (costumes anciens et reconstitution d’intérieurs). A l’extrémité de la baie, près de Lassi, un intéressant phénomène naturel est à observer. L’eau de mer pénètre dans des gouffres, les kathavotres, et disparaît: on dit qu’elle ressort de l’autre côté de l’Île, en face du port de Sami.

A 5 km d’Argostoli, le site d’naghios Georgios est celui de l’ancienne capitale de l’Île, détruite par un tremblement de terre au XVIIe s, puis abandonnée en 1757. De la forteresse, construite au XIIIe s., on a une superbe vue. Non loin, se trouve le monastère d’naghios Andréas décoré de fresques. On poursuivra jusqu’à Mazacarata, pour voir les nombreuses tombes mycéniennes du XVe s. av. J.-C., puis jusqu’à Skala, au sud-est de l’Île, ou les archéologues ont découvert une maison romaine du Ille s. au décor de mosaïques, très bien conservé. Sur la côte, un peu plus au nord, Poros est un joli port d’ou s’effectuent les liaisons avec Killini; vous pourrez profiter de sa plage.

Sur la côte au nord-ouest, dans la baie de Myrto, Assos apparaît dans un paysage superbe, surtout au coucher du soleil.La citadelle vénitienne du XVIe s. et les maisons aux toits de tuiles en font un des endroits les plus agréables de Céphalonie.

On poursuivra au nord jusqu’au port de Fiskardo, ou les restaurants de poissons sont réputés

Suivant la légende, la nymphe 10, princesse aimée de Zeus, fut transformée par lui en génisse, afin de la cacher aux yeux d’Héra. Mais cette dernière envoya un taon qui tourmenta tant l’animal qu’elle courut à travers toute la Grèce, et laissa son nom à la mer qui borde les côtes occidentales du Péloponnèse, ainsi qu’au détroit du Bosphore, le « Passage de la Vache». Elle finit par se réfugier en Egypte.

Zante (Zakinthos)

Cette Île avait été surnommée par les Vénitiens la « Fleur du Levant». En effet, une végétation verdoyante pousse sous un climat réputé pour sa douceur; vous admirerez citronniers, oliviers, amandiers, vignes, et des jardins embaumés par les jasmins et les orangers.

On y accède en bateau depuis Patras, Killini (1 h 30), Céphalonie, ou en avion.

La marque italienne n’apparaît plus guère aujourd’hui que lors du carnaval en février, et dans l’unique monument vénitien subsistant, la citadelle; c’est le seul bâtiment qui a été épargné par le séisme de 1953. Le chef-lieu se trouve à ses pieds et a été rebâti dans le style qui existait précédemment, avec ses rues bordées d’arcades. Le long de la mer, l’agréable promenade est bordée de magasins, de restaurants (assez bons) et de pâtisseries ou l’on trouvera du mandalato (nougat blanc aux cacahuètes) et des pasteli (gâteau au miel et au sésame).

En face du port, à l’extrémité de la place Solomou, le musée d’Art byzantin conserve une belle collection de fresques, d’icônes, et des sculptures sur bois du XVIe au XIXe s. Pénétrant davantage dans la ville, vous verrez le musée Solomos consacré aux célèbres poètes qu’elle vit naître à la fin du XVIIIe et au XIX : le comte Dionysos Solomos (auteur de l’hymne national) et

Andréas Calvos. On se rappellera qu’après la chute de la Crète en 1669, de nombreux aristocrates ef écrivains s’expatrièrent dans les Îles Ioniennes. Le poète Ugo Foscolo (1778-1827), qui écrivait en italien, vécut aussi à Zante.

Le saint patron de l’Île, Dionysos, était un ermite qui vécut au couvent de Panaghia Anafonitria (au nord-ouest de l’Île) au XVIIe s. Lors des fêtes d’Haghios Dionysos (17 décembre et 24 aout), de grandes processions partent de l’égli~e qui conserve ses reliques. Les fresques qui la décorent sont attribuées à Cozzari, un élève du célèbre peintre vénitien Tiepolo. L’Île s’anime également en août à l’occasion des rencontres internationales du théâtre médiéval et populaire.

Les plus belles plages – de sable fin – se trouvent à Argassion, Vassiliko et Lagana au sud. Au nord de l’île, la grotte Bleue, aux couleurs étonnantes, se visite en bateau.

Cythère (Kithira)

Bien que située dans la mer Egée, elle est rattachée historiquement aux Îles Ioniennes. Cette terre sauvage, dont le nom est connu surtout par le tableau de Watteau, n’a en fait rien d’idyllique ni d’enchanteur – excepté son miel.

On s’y rend en hydrofoil (4 h) ou en ferry depuis Le Pirée (II h), via Monemvassia et Neapoli, depuis Githio, ou encore par avion depuis Athènes (une liaison quotidienne).

Dans l’Antiquité, Aphrodite y était honorée, mais il reste très peu de vestiges de son temple; seule la réputation de l’Île nous est parvenue en tant que symbole du voyage des amoureux ou des amants.

A voir: du château vénitien au-dessus du chef-lieu, Kytbira, la belle vue sur la baie; la cité byzantine en ruines de Mylopotamos marquée du lion de Saint-Marc, et les cascades. De là, un chemin conduit à la grotte d’naghios Sofias (45 min de marche aller)qui abritait des chapelles, entourées de lacs souterrains, de stalactites et stalagmites.