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Athènes, la capitale hellène

Capitale ouverte sur la Méditerranée, Athènes (près de 4 millions d’habitants) est desservie par un aéroport international, et est le cœur d’un réseau routier dont les grands axes partent vers le Péloponnèse ou la Grèce centrale et du Nord. C’est également un carrefour maritime avec le port du  Pirée, le plus important du pays.

Ville à l’histoire très ancienne, Athènes est une jeune capitale, qui ne s’est développée considérablement que depuis la Deuxième Guerre mondiale. Bien que de grandes voies aient été percées dans le centre ville, la circulation et le stationnement Sont particulièrement difficiles dans la zone dite « centre historique et archéologique». Célèbre par son Acropole, Athènes Possède d’autres monuments antiques, tels que le cimetière du Céramique ou l’agora; dans le quartier de Plaka, vous verrez de petites églises byzantines; tandis qu’autour du marché central, vous serez au cœur de la ville  orientale. Elle est riche en musées archeologiques, byzantins, ou d’arts décoratifs. Athènes reçoit en été des orchestres et des ballets de renommée internationale qui donnent des représentations à l’odéon d’Hérode Atticus et au théâtre du Lycabette. Et Pour compléter de découvrir de la ville antique, vous pourrez assister au son et lumière sur la colline de la Pnyx, près de l’Acropole. Athènes mérite donc qu’on lui Consacre au moins trois jours.

Mais dans la « ville aux huit collines », il fait une chaleur torride en été; vous trouverez un peu d’ombre dans les jardins plantés dans la seconde moitié du XIX- , du Theseion et duZappeion, ou de la fraîcheur dans les musées! Nous vous conseillons donc de loger dans un hôtel climatisé ou ci l’extérieur de la ville, peut-être au sud Sur la côte d’Apollon, au-delà de Ougliameni. Du fait de la grande étendue de la capitale, vous pourrez pas tout visiter à pied, mais vous trouverez facilement bus, trolleys ou taxis.

Pour commencer la visite d’Athènes, familiarisez-vous avec le depuis le mont Lycabette (Colline des Loups). Le funiculaire vous dépose pratiquement au sommet (277 m); vous jugerez de l’extension de la capitale en faisant le tour de la chapelle qui Couronne le sommet.

La cite antique

L’Acropole est accessible à l’ouest de la colline par des allées qui montent vers les Propylées et rejoignent la voie sacrée. On évitera d’y venir en milieu de journée, à cause de la chaleur et de la lumière écrasante.

Très tôt, cette colline sacrée, fortifiée naturellement, fut réservée aux sanctuaires de la cité. « On dirait un piédestal taillé tout exprès pour porter les magnifiques édifices qui le couronnaient. » (Chateaubriand). Mais tout ceci est du au grand programme de construction lancé par Périclès. Habile homme d’Etat, il reprit la politique des tyrans de l’époque archaïque: il fournit des travaux aux artisans; il dirigea les chantiers et anima l’équipe d’artistes qui travaillèrent par la suite à Bassae, Delphes ou Délos. La rapidité des travaux, la beauté de l’ensemble, la perfection de chaque détail ont étonné les contemporains, et étonnent encore. « Il y a un lieu ou la perfection existe; il n ‘yen a pas deux: c’est celui-là. […] Je savais bien, avant mon voyage, que la Grèce avait créé la science, l’art, la philosophie, la civilisation; mais l’échelle me manquait. Quand je vis l’Acropole, j’eus la révélation du divin…» (Renan).

Aujourd’hui, l’Acropole et ses monuments de couleur dorée sont dégradés, pas seulement par les visiteurs (plus de 4 millions par an), mais surtout par la pollution atmosphérique. Celle-ci provoque une sulfatation des marbres; les statues et les reliefs perdent leur modelé, attaqués par les émanations des installations à mazout de chauffage domestique, les infiltrations d’eau, le gel, la salinité de l’air, et les gaz des avions. Depuis 1979, un nuage toxique, le « ne/os», formé de plusieurs dioxydes dégagés par les usines du Pirée et d’Eleusis, recouvre parfois la capitale. La ville étant bâtie dans une cuvette, on attend que le vent chasse ce nuage pour que s’assainisse l’atmosphère…

Aussi l’Acropole a-t-elle aujourd’hui un aspect étrange: des échafaudages et une grue, construite spécialement par Creusot-Loire, servent à déposer les blocs de marbre. Des sections entières des édifices sont démontés. Les agrafes en fer (des restaurations de la fin du XIX et du début du XX, siècles) qui assemblaient les pierres sont remplacées par des goujons en titane inoxydable. Les pierres trop érodées par les pluies acides sont remplacées par de nouvelles pierres taillées dans les carrières du Pentélique (au nord d’Athènes); mais les ajouts sont traités en surface afin de pouvoir les différencier des pierres originales. On consolide les fondations. Les restaurations commencées à la fin des années soixante-dix devraient se prolonger jusqu’à l’an 2000…

le site fut occupé dès l’époque mycénienne; comme la plupart des cités-Etats, Athènes connut successivement la royauté avec Thésée, la tyrannie avec les Pisistratides, la démocratie avec Clisthène, puis , Périclès. Ce dernier reconstruisit la ville saccagée par les Perses lors es guerres médiques. En fit un centre important d’art et de littérature, de commerce et d’industrie. Le prestige intellectuel demeura qu’à l’époque romaine. Mais dès le IV- s. av. J .-C., elle perdit  suprématie dans le monde grec.

Elle sera encore embellie par les ~uverains hellénistiques de Pergame, et d’Alexandrie, mais elle sera ,saccagée par Sylla en 86 av. J .-C., restaurée par deux empereurs romains, Auguste et Hadrien, et de nouveau mise à sac par les Goths d’Alaric en 395.

Au Moyen Age, la ville byzantine fut occupée par les Francs, après prise de Constantinople en 1204. Aux Francs succédèrent les Catans, les Florentins, les Vénitiens, mais ces derniers négligèrent la cité., Après la conquête turque, Athènes fut convoitée à nouveau par « ,es Vénitiens, ce qui mit le feu aux poudres et causa la destruction ‘du Parthénon jusque-là bien conservé.

Elle retrouva son rôle de capitale lorsque le roi Othon décida d’y l+transférer le gouvernement en 1834. Elle s’agrandira sans plan, malgré ‘tes nombreux projets soumis à la municipalité ou au gouvernement depuis 1847; seul l’emplacement du palais royal détermina le plan ,1d’aménagement du futur centre-ville et de son expansion tentacu » »’re. Les belles constructions néoclassiques, qui faisaient d’Athès une ville européenne, ont pratiquement toutes disparu, remplacées ;par des immeubles. La ville présente aujourd’hui des architectures ‘imitant toutes les tendances.

Principale porte de la Grèce, à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident, Athènes est aujourd’hui à la fois un centre politique, économique et culturel.

Les Propylées, les portes de l’Acropole, forment un portique monumental. Entièrement en marbre du Pentélique, cette entrée portait cinq portes, aux imposantes colonnes doriques en façade, et aux colonnes ioniques à l’intérieur. Les Propylées furent bâtis vers 430 av. J .-c. par Mnésiclès, après l’achèvement Parthénon.

suivez la voie sacrée qui conduit au Parthénon. Le temple dédié Athéna, protectrice de la cité, fut construit, sous la direction l’architecte Ictinos, entre 447 et 438 av. J .-c. Ses dimensions sont considérables (31 x 69 m) et ses proportions allongées (8 7 colonnes). Il présente un plan classique avec un pronaos, un naos qui contenait une monumentale statue d’Athéna en ivoire or, haute de 12 m, et le « parthénon» ou était déposé le trésor la Ligue de Délos. La colonnade extérieure est de style dorique, tandis que la colonnade intérieure est de style ionique.

La perfection du Parthénon provient de calculs très poussés fondés sur un module: le diamètre inférieur d’une colonne. Le nombre d’or apparaît tant pour les proportions d’ensemble que pour les détails de structure (notamment pour les chapiteaux), et la beauté du matériau, le marbre du Pentélique, extrêmement bien taillé aux joints d’une remarquable finesse. Pour tenir compte des illusions d’optique qui accentuent la sécheresse des lignes droites, la colonnade du péristyle est légèrement inclinée vers l’intérieur: le temple a ainsi une allure pyramidale; les degrés du soubassement sont convexes; les colonnes ont un démaigrissement continu selon une courbe très douce. Le décor sculpté est du à Phidias, qui avait travaillé auparavant à Olympie.

Témoignage de la puissance d’Athènes et d’Athéna, le Parthénon doit être imaginé rehaussé de couleurs vives soulignant les masses architecturales.

A l’époque byzantine, le Parthénon fut transformé en église; sous l’occupation turque, il devint une mosquée; les Turcs ajoutèrent un minaret, transformèrent les Propylées en poudrière et l’Erechtion en harem. Mais lors de l’attaque de la ville par les Vénitiens et Kônigsmark, le 26 septembre 1687, un obus tomba sur l’édifice qui explosa.

Au début du XIX’ siecles, Lord Elgin emporta les métopes, des statues, etc. qui sont aujourd’hui au British Museum à Londres…

Le musée de l’Acropole.

Les œuvres découvertes sur l’Acropole, sont présentées suivant l’ordre chronologique et forment un beau résumé de l’évolution de la statuaire depuis l’époque archaïque jusqu’à l’apogée du classicisme.

Dans la première salle à gauche, sur un fronton en tuf peint (vers 600 av. J .-c.), on voit Herakles tuant l’hydre de Lerne, représentée comme un serpent à plusieurs têtes. Observez le crabe envoyé par Héra pour pincer Héraklès! La figure de Gorgone porte aussi des traces de peinture qui devaient la rendre plus terrifiante encore. Le groupe d’ Herakles triomphant provient d’un fronton du temple d’Athéna; sur un autre relief, on le voit luttant contre Triton, monstre à trois torses et à trois têtes. Le Moschophore (vers 570-560; en marbre et non plus en pierre tendre), portant un veau pour le sacrifice, est dans la tradition des kouros archaïques: l’œuvre est réalisée pour être vue de face, mais ici on note l’introduction d’une légère dissymétrie, d’un mouvement; l’art s’humanise (salle 2). Un groupe étonnant figure un taureau attaqué par des lions (vers 570 av. J .-C.) (salle 3). Plusieurs korés – figures de jeunes filles vêtues d’un chiton ou longue tunique avec une ceinture, et d’un himation, sorte de châle de l’époque archaïque – sont groupées autour du Cavalier Rampin (vers 560 av. J.-c.), chef-d’œuvre dont la tête originale est au musée du Louvre a Paris. C’est l’une des plus anciennes statues équestres connues: le cavalier vainqueur porte une couronne de feuilles de chêne, il se penche vers l’encolure du cheval. Comme dans certains korés, le visage est expressif, souriant. La Kore au peplos (vers 530 av.J .-c.) montre une grande sensibilité de la part de l’artiste: le péplos souligne le corps féminin et forme un jeu de courbes; le visage est rayonnant. On attribue au même sculpteur le chien courant (salle 4). Des fragments du fronton est de l’ancien temple d’Athéna illustrent une gigantomachie, combat entre les dieux et les géants. Athéna, figure centrale, domine la scène avec majesté et autorité (salle 5). Un célèbre relief figurant Athena pensive montre la déesse, appuyée sur sa lance contemplant une stèle. Cette figure appartient à la première phase du style classique (vers 460 av. J .-C.) comme les œuvres suivantes.

L’Ephebe blond est un peu plus ancien: son visage a un profil au nez droit, un menton lourd et présente une expression mélancolique. L’Ephebe attribué à Critios se dégage du modèle du kouros archaïque: l’axe frontal est rompu; en effet, le poids du corps appuyé sur la jambe gauche, casse le strict parallélisme des épaules et du bassin; le jeu de muscles est rendu avec précision (salle 6). Fragments des frontons du Parthénon (salle 7). La frise ionique du Parthénon est beaucoup mieux conservée: elle figure la procession des Panathénées, jeunes filles qui, tous les quatre ans, offraient à la déesse un nouveau manteau. Suivez le sens de la procession, admirablement rythmée par la variété des poses. La frise du temple d’Athéna Nikè est connue surtout par sa figure de Victoire détachant sa sandale (vers 420-410 av. J.-c.) au joli mouvement souligné par le travail de la draperie (salle 8).

Les Caryatides de l’Erechtéion sont maintenant déposées pour éviter leur dégradation. Ces œuvres très originales sont à la fois des statues et des colonnes; les jeunes filles ont sur la tête un chapiteau qui a l’apparence d’une corbeille. En sortant, vous verrez le portrait d’Alexandre (salle 9).

Longez l’esplanade sur la droite jusqu’à l‘Erechtéion. Construit entre 421 et 407 av. J.-C., c’est le dernier grand temple bâti sur l’Acropole. Cet élégant sanctuaire présente un plan complexe;il abritait à la fois l’olivier qu’Athéna avait fait jaillir du rocher, assurant ainsi sa suprématie en Attique, et la source de Poséidon, dieu de la Mer. Tout autour de l’édifice court une frise de palmettes et de fleurs de lotus. La façade sud est ornée des Caryatides, sculptures monumentales (dont vous avez vu les originaux au musée): le travail des plis évoque celui des cannelures des colonnes et souligne la jambe portante qui donne un aspect vivant et équilibre. A l’opposé, vers le nord, le portique est composé de fines colonnes ioniques.

Le temple d’Athena Niké – Athéna déesse de la victoire – est tout petit, avec quatre colonnes sur chaque façade. Cette construction gracieuse, d’ordre ionique, fut commencée en 432 et achevée vers 420 av. J .-C. Aujourd’hui inaccessible, on l’aperçoit en sortant des Propylées.

Le théâtre de Dionysos a été aménagé sur le flanc sud de l’Acropole à l’intérieur du sanctuaire de Dionysos. En l’honneur du dieu de la vigne, des chœurs et des danseurs accompagnés de mines donnaient des représentations, qui sont à l’origine du genre théâtral. L’esplanade reçut un aménagement de gradins en bois (vers 490 av. J .-c.). Un siècle plus tard, on construisit un théâtre en pierre qui pouvait réunir 20000 spectateurs. Tout le grand répertoire antique fut donné ici: les pièces d’Eschyle,

Sophocle, Euripide, Aristophane… Le bâtiment, tel qu’on le voit aujourd’hui, remonte au règne de Néron ou il fut transformé pour recevoir les combats des gladiateurs.

Le décor de la scène comporte des motifs dionysiaques: la naissance du dieu, une scène de sacrifice, un Silène, et deux scènes d’hommage à Dionysos assis sur un trône. Les sièges montent jusqu’à 30 m au-dessus de la scène; les personnalités avaient leurs places réservées au premier rang. On remarque celle du prêtre de DionysoS ornée de griffons, de lions, de satyres et de grappes de raisins.

L’odéon d’Hérode Atticus ne se visite pas en dehors du festival d’Athènes; mais on le voit bien en montant à l’Acropole.

L’odéon est du à la générosité d’Hérode Atticus, riche citoyen d’origine romaine, qui le fit construire en souvenir de son épouse Annia RegiHa en 161 apr. J .-C. Dès l’origine, l’édifice était destiné aux concerts.

Vous aurez un autre point de vue sur l’ Acropole, en allant vers l’ouest, sur la colline des Muses (Filopappou): on y lance des cerfs-volants le premier jour du carême, et le soir en été, on y donne des spectacles de danses folkloriques. Les sentiers passent à travers les pins; bifurquez vers la gauche jusqu’au tombeau de Filopappou, erigé en 116 apr. J.-C. par les Atheniens en mémoire d’un consul romain. Il reste une partie de la façade ornée de bas-reliefs et d’une sculpture représentant le prince qui vécut ici en exil. Beau point de vue sur l’Acropole, notamment en fin d’après-midi.

Revenez sur vos pas, traversez le carrefour et descendez par le sentier situe entre l’Acropole (à droite) et l’Aréopage (à gauche).Oreste fut acquittée par Athena à cet endroit (voir son histoire à Mycènes), car c’était sur cette colline dédiée à Arès que siégeait le tribunal d’Athènes. L’apôtre Paul y prêcha et convertit alors Denys l’Aréopagite, qui devint le premier évêque d’Athènes. Au pied, s’étend l’agora, à laquelle on accède au bout du sentier sur la gauche.

L’agora – place publique -, aujourd’hui champ de ruines confus, s’étend sur plus de 2 ha. L’esplanade était entourée de bâtiments administratifs, de temples et, à l’époque hellénistique, de portiques (stoa). Le chemin par lequel on entre était celui que suivaient les Panathénées. Sur la droite, les Américains ont reconstitue la stoa d’Attale (roi de Pergame qui avait étudié à Athènes), long bâtiment (116 x 20 m) qui servait à la fois de centre commercial et de lieu d’enseignement pour les philosophes.

A l’intérieur, les collections sont présentées de manière didactique, illustrant les thèmes de la vie quotidienne antique. En sortant vous longerez les ruines d’une autre stoa (sur la gauche) et sur la droite, l’odeon d’Agrippa de l’époque romaine.

Au pied de la colline, les édifices politiques: vous passez devant la tholos (470 av. l-C.) ou étaient conserves les étalons des poids et mesures, puis devant le bouleutérion ou se réunissaient les 500 membres charges du gouvernement, le Métroon, temple dédié à Cybèle ou étaient déposées les archives.

L’escalier conduit sur la gauche au Theseion. Il est en fait dédie à Héphalstos, dieu des forgerons (de l’autre côte de la voie ferrée, vous verrez encore des artisans travaillant le métal). Ce temple dorique du V’ s.av. J.-C., parfaitement conserve, est de peu antérieur au Parthenon. il présente un plan classique (6 colonnes en façade, 13 sur les longs côtes); les sculptures, très abîmées, illustrent la légende d’Héraklès. Le temple fut voûté lors de sa transformation en église à l’époque byzantine. A partir de 1834, il abrita les premières collections archéologiques.

Redescendez et suivez le chemin en face qui, près de la sortie, rue Adrianou, passe devant l’«autel des 12 grands dieux de l’Olympe»: point de départ pour mesurer la distance jusqu’aux cités grecques.

Par la rue Adrianou (vers la gauche) et la rue Ermou, on gagne le cimetière du Céramique (Keramikos) qui, comme tous les cimetières antiques, était situé hors les murs. On trouve encore aujourd’hui des briqueteries dans ce quartier qui doit son nom à l’argile (keramikos) utilisée par les potiers pour la fabrication des vases funéraires aux époques géométrique et orientalisante.

Ensuite, on mit surtout des vases (lécythe), des stèles ou des statues sur les tombes. Dans le musée, près de l’entrée du cimetière, est exposée une collection de vases et de stèles funéraires, dont celle de Dexiléos, jeune cavalier mort au combat en 394. L’allée des tombeaux est bordée de concessions de riches familles. A l’autre extrémité, la porte Dipyle ou Dipylon (<<porte double»), date du vers. av. J .-c.

L’Olympeion est situé à l’est de l’Acropole. Du plus grand temple de Grèce, dédié à Zeus Olympien (107 x 41 m), il ne reste plus que 15 colonnes corinthiennes cannelées (sur 104). Commencés au VIe s. av. J.-C. sous les tyrans, les travaux ne furent réellement entrepris qu’au Ile s. av. J .-C. et achevés en 132 après J .-c. par l’empereur Hadrien. Les tambours des colonnes du premier temple gisent près du fossé: ils ont un diamètre de 2,40 m.

La porte d’Hadrien, de style corinthien, est construite en marbre. Elle fut Minée lors de l’achèvement de l’Olympeion; sur ses deux faces sont gravées des inscriptions: vers l’est «Ici est la ville d’Hadrien et non plus celle de Thésee», et vers l’ouest «Ici est Athènes, l’ancienne ville de Thésée».

Dans le prolongement, le jardin national – dessiné en 1840 offre un cadre de verdure reposant. Dans l’angle sud-ouest, un monument à Byron (mort à Missolonghi) est du à Chapu et Falguière. Au centre, le Zappeion bâtit dans le style néo-antique accueille des expositions. Le soir en été, un orchestre joue ici en plein air, et le cinéma du Zappeion donne des films en version anglaise.

La ville byzantine: Plaka

Au pied de l’Acropole, vers le nord s’étend un vieux quartier en grande partie restauré, aux ruelles pittoresques et aux petites églises byzantines, qui s’étend dans les limites de la ville du Moyen Age. Lieu de flânerie le matin, Plaka est pratiquement aussi fréquenté que le Parthénon en soirée; on y trouve des restaurants (chers), des cabarets, un théâtre d’ombres (place Lysicratos),etc.

Prenez pour point de départ la place Syndagma (de la Constitution). C’est une place européenne entourée d’hôtels de luxe, de banques, d’agences de voyages, et du Parlement ou l’on pourra assister à la relève de la garde devant le monument au Soldat inconnu (toutes les heures en semaine, et grande relève le dimanche à 10 h 45). Les evzones portent un costume très pittoresque jupette), qui était autrefois celui des combattants de la guerre d’Indépendance, des rebelles albano-grecs de Roumélie et d’Epire.

Tournant le dos au Parlement, à l’extrémité de la place, prenez à gauche, la rue Fillelinon qui passe devant l’église russe Saint-Nicodème. Un peu plus loin, prenez en biais vers la droite, la rue Kidathineon. Au n° 17, un musée d’Art populaire présente des collections d’objets en cuivre ou en bois, d’assiettes de Rhodes, de peintures naïves et de vêtements. Poursuivez jusqu’à la rue Adrianou qui part sur la gauche et conduit à l’église Haghia Ekatérini (XIIIe siècle).

Par la rue Lissikratous, sur la gauche en sortant de l’église, vous parvenez au monument de Lysicrate. Cette rotonde en marbre fut érigée en 335 av. J .-c., pour supporter le trépied remporté par Lysicrate, vainqueur au concours dionysiaque. Sur le toit conique fait d’une seule plaque de marbre était déposé le trépied, lot du premier prix. Sur la frise, Dionysos apparaît, caressant une panthère, entouré de satyres.

C’est sur cette place que se trouve l’un des rares théâtres d’ombres fonctionnant encore en Grèce.

Poursuivez pratiquement tout droit par les rues Shelley, des Trépieds – ou les vainqueurs des concours consacraient les trépieds qu’ils avaient remportés. Vous voici dans le quartier d’Anafiotika. Continuez tout droit, à l’angle des rues Erotocritou et Erechteos, vous verrez la petite église Haghios Ioannis Théologos.

Tournez à gauche, rue Klepsidras, vers l’église Metamorphosis (XIIe -XIVe s.) de plan en croix inscrite. Au pied de la colline, dans la rue Theorias, vous pourrez visiter le musée Paul et Alexandra Canellopoulos: installé dans une vaste maison du XIXe s., il abrite une collection d’objets concernant l’histoire de la Grèce depuis l’Antiquité jusqu’au XVIIe s. A noter: des portraits du Fayoum, des bijoux et des vases grecs, ainsi que des figurines de Tanagra, ou encore, parmi les peintures, un Bapteme du Christ de l’école crétoise du XVIe s.

Descendez le long de l’agora par la rue Dioskoubon, tournez à droite rue Polignotou et vous arrivez ainsi dans le secteur de l’agora romaine, à la tour des Vents… Cet édifice octogonal, en marbre blanc, fut édifié au milieu du 1er s. av. J .-C. Il doit son nom aux huit personnages ailés sculptés qui symbolisent les vents dominants d’Athènes; on reconnaît entre autres: au nord, Boree, figure d’homme barbu tenant une conque; au sud, Notos, le vent pluvieux vidant une urne; à l’ouest, Zephyr, le vent de printemps avec des fleurs. A l’origine, la tour des Vents contenait une horloge hydraulique alimentée par un réservoir qui se trouvait dans la tourelle. De l’époque turque, il reste ici une mosquée.

Vers le nord, suivez la rue Eolou qui passe devant la bibliothèque d’Hadrien, laquelle s’étendait jusqu’à la rue Pandrossou.

Revenez sur vos pas, prenez à droite puis encore à droite (rue Areos) pour passer devant la façade de la bibliothèque. A l’entrée de la place Monastiraki, la rue Pandrossou (à droite), bordée de boutiques, débouche sur une place ou se trouvent pratiquement côte à côte la grande et la petite métropole; la cathédrale date du milieu du XIxe s. ; la petite métropole. . , dédiée à la Vierge, est l’une des plus élégantes églises byzantines d’Athènes (XIIe s.), bâtie sur un plan en croix grecque et surmontée d’une coupole. Dans les murs extérieurs, vous verrez de nombreux éléments de remplois: une frise ornée des signes du zodiaque, et les blasons francs des La Roche et des Villehardouin.

Par la rue Mitropoleos, vous reviendrez sur la place Syndagma. Mais n’hésitez pas à quitter cette place européenne pour découvrir la ville orientale: promenez-vous dans le quartier du marché central, entre la place Omonia et la place Monastiriki. Lieu de rencontre des Athéniens, cet immense bazar, ouvrant sur des ruelles étroites, propose tous les produits: viande, épices, montres, pièges à rats, paniers, etc.

Les musées

Le musée archéologique national…

Il rassemble les œuvres majeures découvertes sur le territoire hellénique, excepté pour les sites de Delphes, Olympie et de Crète ou les objets sont montrés sur place. La présentation muséographique est parfois déconcertante par le manque d’étiquettes ou l’accumulation d’objets dans une vitrine, aussi avons-nous pris le parti de ne signaler ici que les œuvres majeures. Toutefois, vous pourrez également suivre une visite guidée ou vous documenter davantage en achetant le catalogue. Une cafétéria est aménagée au sous-sol.

Les collections sont réparties sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, la grande salle centrale – face au hall d’entrée – contient les trésors mycéniens… , et en prenant vers la gauche, dans les salles extérieures, les sculptures. . . sont présentées en ordre chronologique depuis l’époque archaïque jusqu’à la fin de l’époque hellénistique. Au-delà de la salle mycénienne, les salles du fond sont réservées aux grands bronzes et aux expositions temporaires. Au premier étage, il ne faut pas manquer les peintures de Santorin. . Comme dans tous les musées du monde, il arrive que des œuvres soient déplacées.

La salle mycénienne. .. Contient les objets découverts dans les tombes (XVie au XIe s. av. J.-c.). «Mycènes riche en or», cette phrase d’Homère ne peut être démentie quand on voit les trésors accumulés ici, notamment le masque dit d’Agamemnon. Ce visage grave et noble, découvert par Schliemann, remonte à 1500 av. J.-C. La feuille d’or était posée à plat sur le visage du mort: les oreilles élargissent la figure, mais le plus étonnant est le rendu des yeux, dont les paupières se ferment au milieu de l’amande oculaire. Parmi les autres pièces spectaculaires, ne manquez pas le rhyton, vase à boire en forme de tête de taureau, d’argent et d’or; les gobelets en or de Vafio, sur l’un, un taureau sauvage, dans un paysage, est pris au lasso par un chasseur, sur l’autre, trois animaux apparaissent dans différentes scènes de combat; les armes aux lames incrustées d’or ou d’argent. Les tombes féminine ont livré des bijoux en grand nombre: diadèmes, épingles, boucles d’oreilles et bagues aux décors finement ciselés.

Revenez dans le hall d’entrée et prenez à droite pour visiter le département des sculptures.

De l’époque archaïque: une grande amphore d’époque géométrique, provenant du cimetière du Céramique, porte un décor de «grecques» encadrant un cortège funéraire (salle 7). La tête du Dipylon (vers 600 av. J .-c.) a été découverte au cimetière du même nom il Athènes. Remarquez l’ovale allongé du visage, l’effet tactile de la chevelure stylisée comme des perles de taille irrégulière. Le colossal kouros du cap Sounion, en marbre de Naxos, est nettement influencé par la sculpture égyptienne: même attitude frontale, bras collés au corps, jambe gauche avancée.

On note de la part du sculpteur un souci d’observation anatomique, malgré une simplification géométrique. (Salle 8). La kore d’Aristion est due à un sculpteur de Paros; il reste des traces du décor peint sur le vêtement (salle 9). Plusieurs exemples de stèle funéraires (VI. s. av. J .-C.) (Salle II).

De l’époque classique: la statue en bronze dite Poséidon d’Artemision (v. 470 av. J .-C.; haut: 2,09 m) a été repêchée en 1929 au large de l’Eubée; en fait, il s’agirait plutôt de Zeus lançant la foudre. Le mouvement du bras ouvre l’espace: cette action théâtrale contraste avec le torse immobile, le visage calme, majestueux. Remarquez le travail de la chevelure. Le relief d’Eleusis présente les déesses Démeter et Coré qui offrent le premier épi de blé à Triptolème, fils du roi d’Eleusis. Dans cette célèbre cité antique (aujourd’hui au milieu d’usines) se déroulaient des mystères, dont le secret a été bien gardé. Les initiés recevaient la révélation d’une doctrine morale fondée sur une croyance dans l’au-delà et participaient à des spéculations sur les thèmes de la vie et de la mort, que symbolise la déesse de la Moisson (salle 15). La stele funéraire du jeune homme tenant un oiseau et une cage (vers 420 av. J.-C.) est d’une grande délicatesse de sentiment (salle 16). Le Cavalier d’Artemision est une œuvre hellénistique étonnante par sa fougue et sa tension (II. s. av. J.-C.); comme le Poséidon, le cheval et le jockey ont été repêchés en mer au large de l’Eubée. Le Diadumène est une copie romaine d’une œuvre de Polyclète (vers 430 av. J.-c.). L’athlète ceint son front du bandeau réservé aux vainqueurs; le jeu des bras donne de l’élan à la figure et élargit la poitrine. Comparez le rendu puissant de la musculature avec l’anatomie des kouros!

(Salle 21). L’Ephebe d’Anticythere est peut-être une figuration de Pâris offrant une pomme d’or à Aphrodite. Le visage présente le profil grec, caractérisé par le passage insensible du front au nez. Ce bronze a été découvert en 1900 dans la cargaison d’un vaisseau naufragé. Le relief du cheval fougueux et de son écuyer illustrent la nouvelle tendance à faire éclater l’espace. La Tête d’Hygiea témoigne quant à elle des préoccupations spirituelles du IV. s. Les traits ont une expression douce et raffinée (salle 28).

A l’époque hellénistique: les portraits sont maintenant réalistes, les visages ne sont plus ceux du personnage idéal; l’artiste fait attention à l’âge, à la race, à l’expression. Voyez notamment le Portrait d’homme imberbe (salle 30). Pour terminer: la collection de bijoux antiques et byzantins (salle 32).

A l’étage, les céramiques sont présentées en ordre chronologique, commencez par la droite en haut de l’escalier; plus d’une d’entre elles révélera des détails amusants ou érotiques, surtout dans les vases à figures noires ou à figures rouges (VII. – V. s.av. J .-c.).

Dans la salle centrale au deuxième étage sont déposées les fresques découvertes sur le site d’Akrotiri à Santorin. Datées du XVI. s. av. J.-C., ces peintures murales illustrent des scènes animalières (antilopes, singes) ou de la vie quotidienne (les deux enfants boxeurs, le pêcheur, et l’expédition navale).

A l’est de la place Syndagma, plusieurs très beaux musées sont groupés de part et d’autre de la rue Vassilis Sofia, quartier des ambassades, du Parlement et du palais présidentiel. Vous verrez successivement sur la gauche de la rue, le musée Bénaki et le musée d’Art cycladique, puis sur la droite, le musée d’Art byzantin, le musée militaire et la Pinacothèque nationale.

Le musée Bénaki

Il est aménagé dans un hôtel particulier du XIX. s. La collection d’arts décoratifs rassemblée par Antoine Bénaki, Grec qui vécut au Caire, constitue une visite agréable. Certaines salles peuvent être fermées, de nouveaux aménagements permettront dans les années à venir d’améliorer la présentation muséographique.

Le gofit éclectique du collectionneur permet d’admirer successivement des icônes * * de très belle qualité, des bijoux antiques en or, mais également des objets d’art musulman, dont un superbe panneau de faïences, des souvenirs de la guerre d’Indépendance, et au sous-sol des costumes des XVIII. et XIX. s.

En haut de la rue, la jolie place Kolonaki est le centre d’un quartier élégant ou vous trouverez de bonnes pâtisseries, des restaurants, des boutiques et des galeries d’art.

Le musée d’Art cycladique et de la Grèce ancienne

Il présente, dans un bâtiment moderne climatisé, la collection Goulandris.

Elle comprend d’une part des statues d’idoles cycladiques que l’on fait remonter entre 3200 et 2000 av. J.-c., d’autre part des vases et des sculptures datés entre 2000 et 400 ans av. J .-C., et la collection Evtaxias de bronzes. Au troisième niveau, une exposition rappelle l’influence qu’ont eu les œuvres des Cyclades sur les artistes du XX. s. tels que Picasso, Modigliani ou Henry Moore.

Le musée d’Art byzantin

Il est installé dans une villa construite au milieu du XIX. s. pour la duchesse de Plaisance. Au rez-de-chaussée, des églises de différentes époques ont été reconstituées: à droite, une basilique paléochrétienne, puis des églises byzantine et post-byzantine: on notera l’évolution de l’iconostase. A l’étage et dans les ailes latérales (en cours de réaménagement) de la villa, vous verrez des icônes, des peintures murales, et des objets liturgiques dont une broderie d’or sur soie rouge du XIV s. longue de 2 m, illustrant de gauche à droite: la communion sous l’espèce du vin, le Christ mort vénéré par les anges, et la communion sous l’espèce du pain, d’un dessin et d’une exécution admirables.

Le musée militaire

Sur l’esplanade en sortant du musée Byzantin, des avions font la transition. A l’intérieur (climatisé), vous verrez des armes anciennes et des reconstitutions de batailles antiques, ainsi que des souvenirs sur la Deuxième Guerre mondiale.

Au croisement avec la rue Vassileos Konstandinou vous pourrez également visiter la Pinacothèque nationale. En dehors de quatre toiles attribuées au Greco, dont le Concert des anges, et de quelques icônes, le musée conserve essentiellement des peintures d’artistes grecs des XIX et XX s.

En vous dirigeant vers l’Olympeion, vous verrez sur cette même artère, entre deux collines naturelles, à l’emplacement du stade antique (IV s. av. J.- C.), reconstruit en 143 par Hérode Atticus, un stade entièrement refait entre 1874 et 1896. Un siècle après les premiers jeux Olympiques modernes – organisés par Pierre de Coubertin à Athènes -, la ville a posé sa candidature pour recevoir les jeux de 1996. Ils se dérouleraient notamment à l’Olympie Center, qui peut recevoir 72 000 spectateurs.

Le port du Pirée

Pireas, à 10 Km au sud-ouest d’Athènes, est le premier port de Grèce. Ouvert sur une rade naturelle, Le Pirée est le port d’Athènes depuis l’époque de Thémistocle (Vs. av. J .-C.).

Si vous comptez vous rendre dans les iles du golfe Saronique ou de la mer Egée, c’est certainement ici que vous embarquerez; à moins que vous n’ayez loué un bateau de plaisance, vous accosterez alors au port de Zéa  (ou Pachalimano) ou à celui de Mikrolimano (ou Turkolimano) de l’autre côté de la presqu’île. D’un quartier populaire et pittoresque, vous passerez à un secteur plus cossu, ou les restaurants de poisson ne manquent pas (mais les prix sont élevés). Au-delà du port, le musée naval illustre l’histoire de la marine grecque depuis l’Antiquité; le musée archéologique (31, rue Trikoupi, entre Zéa et la gare maritime) présente quatre statues de bronze découvertes dans un entrepôt en 1959: elles y avaient été déposées au 1er s. en attendant d’être emportées à Rome! Il s’agit d’une statue d’Apollon (vers 520 av. J .-c.) du type des kouros archaïques, d’une Athéna en armes (haute de 2,35 m; vers 350 av. J .-c.), et de deux représentations d’Artémis. Le musée possède aussi une collection de statues en marbre découvertes pour la plupart dans le port du Pirée.

Les environs d’Athènes

Dans le golfe Saronique, ne manquez pas de vous rendre à Egine , l’île aux pistaches (voir « L’Argolide»).

Vers l’ouest, le monastère de Daphni est à gauche de la route quand on quitte Athènes en direction de Corinthe. C’est avec Hosios Loukas (voir plus loin) l’un des édifices les plus remarquables de l’architecture byzantine en Grèce, réputé pour son décor de mosaïques des XI et XII siècle

Le monastère, consacré à la Dormition de la Vierge, fut fondé au V siècle à l’emplacement d’un temple dédié à Apollon. Le nom de Daphni en grec désigne le (<laurier»; c’était aussi te nom d’une nymphe que le dieu poursuivait, mais au moment ou il allait la rejoindre, Daphné supplia Zeus de la transformer; elle fut aussitôt changée en laurier. Au Moyen Age, des cisterciens s’établirent ici, mais ils furent chassés en 1458 à l’arrivée des Turcs.

L’église est précédée d’un cloître, sur lequel ouvraient les cellules, et qui abrite les tombeaux des ducs francs d’Athènes (motifs à fleurs de lys). Le plan de l’église est une croix grecque, précédée d’un narthex; les quatre branches de la croix s’inscrivent dans un carré et à la croisée s’élève une coupole sur trompes.

A l’intérieur, le décor de mosaïques à fond d’or est remarquable par l’éclat des couleurs, l’équilibre des compositions et la finesse des dessins, malgré les dommages qu’il a subis lors du tremblement de terre de 1982. On observera les proportions élancées des personnages, et le beau travail des drapés des vêtements.

Les thèmes sont disposés selon les prescriptions théologiques habituelles:

– Dans le narthex: à gauche, la Trahison de Judas, le Lavement des pieds, et la Cene; à droite, la Prière de Joachim et d’Anne, la Bénédiction de la Vierge, et la Présentation de la Vierge;

– au centre de la coupole, le Christ Pantocrator, sévère et menaçant, au-dessus des Prophètes; les trompes sont consacrées à L’Annonciation, à la Nativite, au Bapteme et à la Transfiguration;

– la Vierge figure dans l’abside, entourée des archanges Michel (à gauche) et Gabriel (à droite);

– des anges, des prophètes et des saints apparaissent sur les arcs, sur les voûtes et dans les niches;

– enfin, des scènes évangéliques: une Crucifixion émouvante dans le bras gauche du transept, faisant pendant à une Descente aux Limbes (à droite), faisant face d’une part à l’Entrée du Christ il Jerusalem et, d’autre part, à l’Incrédulité de saint Thomas.

Dans le parc ombragé qui jouxte le monastère, une importante fête du vin se déroute de la fin du mois de juillet jusqu’au début du mois de septembre.

Au nord, le mont Parnès  (114 Km aller-retour) est accessible en prenant la route de Thessalonique, sur laquelle on bifurquera vers la gauche. Haut de 1 413 m, il constitue une barrière entre l’Attique et la Béotie, que l’on contourne par l’est, pour gagner

le nord de la Grèce. Du fait de l’altitude, on y vient volontiers en été pour trouver de la fraîcheur et en hiver de la neige, ou encore pour jouer au casino et profiter du panorama.

A 9 Km à l’est, vous trouverez au pied du mont Hymette (1 026 m), célèbre pour son miel, le couvent de Kaisariani

Situé au fond d’un vallon verdoyant, ou poussent oliviers, cyprès, et pins, le monastère apparaît un havre de fraîcheur, même aux heures les plus chaudes (pas de taverne, apportez votre pique-nique). La charmante église byzantine, fondée au XIe s., conserve quelques peintures du XVIe s., notamment un Christ Pantocrator à la coupole, et des scènes de la vie du Christ dans l’abside. En face, le bâtiment abritait les cuisines, tandis que les cellules des moines se trouvaient dans le bâtiment aujourd’hui en ruine, le long de la colline. Par la route en lacets (7 Km), vous accéderez pratiquement au sommet de l’Hymette (zone militaire) d’ou vous aurez une très belle vue sur Athènes.

Au sud-est, le temple de Poséidon au cap Sounion (à 68 Km par la côte d’Apollon) est le but d’une excursion ou l’on parvient en fin d’après-midi pour assister au coucher du soleil sur la mer. Byron, Chateaubriand,… admiraient déjà ce promontoire battu par les vents, sur lequel les anciens Grecs avaient édifié un temple au dieu de la Mer. Un premier temple avait été bâti vers 600 av. J .-C., mais il fut détruit par les Perses, puis reconstruit en marbre par Périclès de 444 à 440 av. J .-c.: il présente, un plan classique (6 x 13 colonnes), seules 16 colonnes doriques de faible hauteur, sont encore debout. Bien qu’édifié très près du promontoire, le Cap Sounion Beach Club se dissimule dans la végétation; mais on y a une vue imprenable sur l’un des plus beaux sites de la Grèce.

RENSEIGNEMENTS UTILES

Code téléphonique: 01.

Office du tourisme et Chambre hellénique des hôtels: 2, rue Karageorgi Servias, Syndagma, dans la Banque nationale de

Grèce, tél.: (01) 332-31- Il; aéroport Hellénikon, tél.: 979-9500; Marina Zea, Le Pirée, tél.: 413-57-16. Demandez

l’Athénorama pour avoir la liste des spectacles.

Aéroport Hellénikon: à 12 km au sud, tél.: 9811-201/4.

Terminal Ouest-Olympie Airways, pour les vols intérieurs, tel. :923-23- 23.

Ambassade et consulat de Belgique: 3, rue Sekeri, tél.:361-78-86/7 .

Ambassade et consulat du Canada: 4, rue Gennadiou, tél.:723-95-11.

Ambassade de France: 7, avenue Vassilis Sophias, tél.:361-16-63/5.

Consulat de France: 5-7, avenue Konstantinou, tél.: 729-01-51.

Ambassade et consulat de Suisse: 2, rue Iassiou, tél.:723-03-64/6.

Gares ferroviaires: de Larissa (pour le nord de la Grèce), rue Degliani, tél.: 823-77-41; du Péloponnèse (pour Patras), 3, rue

Peloponnesou, tél.: 513-16-01.

Gare routière: du teminal A, les cars desservent pratiquement tout le pays, 100, rue Kifissou, tél.: 514-88-56; pour Delphes,

allez au terminal B, 260, rue Liossion, tél.: 831-70-59.

Métro: une seule ligne fonctionne de 5 h à minuit. Gratuite de 5 h à 8 h. Elle part de Kifissia, en passant par Attiki, Victoria, Omonia, Thission, Monastiraki, et se termine au Pirée.

Plages: on évitera de se baigner dans la région d’Athènes, l’eau étant extrêmement polluée: au nord-ouest, belle plage à Kineta, ou au sud, à partir de Lagonissi.

Police touristique’: 7, avenue Syngrou, tél.: 923-92-24.

Son et lumière: sur la colline de la Pnyx, tous les soirs d’avril à octobre.

Poste: 100, rue Eolou, Omonia; et à l’angle de la place Syndagma et de la rue Mitreopolis. Au Pirée, à l’angle des rues Tsamadou et Filonos.

Téléphone: 28, rue Patission, place Omonia. Au Pirée, 19, rue Karaoli. .

Trolleys: fréquents, pratiques pour les petits trajets à l’intérieur d’Athènes.