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L’île sainte du Dodécanèse, aride et montagneuse, est formée trois
Îlots de roches volcaniques reliés par deux isthmes. Elle est couronnée par le
célèbre monastère, qui attire encore aujourd'hui des pèlerins, pendant la Semaine
sainte, Pour la fête ,saint Jean le 21 mai, mais surtout pour les fêtes de la
Dormition de la Vierge (15 août). Lors d'un voyage dans les iles grecs, on
achèvera volontiers ici la lecture du livre de Michel, Le rendez-vous de Patmos.
A la fin du Ier siècle, Patmos était une terre d'exil Pour les Romains;
elle reçut l'apôtre Jean, qui écrivit alors en grec le dernier texte de la Bible,
l'Apocalypse. En 1088, l'empereur Alexis Commène fit don del'Île à saint Christodoulos
qui fonda le monastère d'Haghios Joanis Théologos sur l'emplacement d'un autel
consacré à Artémis. Dès début du XIII. Siècle, l'Île fut occupée par les Vénitiens.
Après la chute de Constantinople, le pape Pie II menaça d'excommunica on
les pirates qui tenteraient de la piller. Malgré cette sentence, Patos fut occupée
par les Turcs et à nouveau par les Vénitiens. Aux VII et XVIII siècle, elle devint
un important centre commercial.
Le port, Skala, donne sur une baie profonde qui constitue un excellent mouillage.
C'est surtout une étape des bateaux de croisière, très fréquentée en été. Sur
le port, on trouve hôtels, restaurants et cafés, bus et taxis, poste et banques,
et des vendeurs d’éponges.
Du port on monte à Chora (4 Km, en bus ou taxi, ou à pied le chemin
pavé qui coupe les virages), petite ville qui s'agrandit du XVIe au XVIII Avec
l'arrivée des réfugiés de Constantinople et de Crête. US ruelles dallées, les
passages couverts entre les murs blanchis à la chaux des belles mais patriciennes
permettent une jolie promenade dans cette ville au charme moyenâgeux. Remarquez
aussi les encadrements de fenêtres et de portes en pierre, les cours intérieures
pavées de galets noirs et blancs. Chora est aujourd'hui habitée par une clientèle
internationale.
Le monastère Haghios Ioannis Théologos visible de partout est bâti sur le
mont Kastelli; ses murailles crénelées flanquées de tours (XV siècle) lui donnent
l'aspect d'une forteresse. On y entre par une porte fortifiée, et l'on débouche
sur une cour aux trois grandes arches de soutien, édifiées pour résister aux
tremblements de terre. Sur la gauche l'église, dont les fresques (noircies)
illustrent l'histoire des évangélistes et le Jugement dernier. A droite, dans
la chapelle de la Vierge, belles fresques du XIII siècle Où l'on reconnaît Abraham
et les trois anges, la Vierge et les archanges; un sanctuaire dédié à saint
Christodoulos abrite le corps du saint. En sortant dans une petite cour, on
verra sur la gauche le réfectoire. Comme l'étaient souvent les monastères byzantins,
celui-ci est encore très riche: il possède des terres à Santorin, Chypre et
en Crète, une bibliothèque qui conserve quelque 800 manuscrits, et un trésor
exposé dans le petit musée qui est très bien présenté (suivre les flèches dans
le dédale des cours et des escaliers). Vous admirerez le célèbre évangile de
saint Marc, enluminé d'or et d'argent, sur parchemin pourpre du V siècle; le
chrysobulle d'Alexis Commène, adressé à saint Christodule pour lui faire don
de l'Île; les discours de saint Grégoire de Nazianze; le Livre de Job (VIII
siècle); une magnifique collection d'icônes, des objets de culte et des vêtements
sacerdotaux.
En redescendant par le sentier, on s'arrêtera à mi-parcours (2 Km), à la
grotte de l'Apocalypse, où le dernier texte du Nouveau Testament fut révélé
à l'apôtre Jean. Cette prophétie tient son nom du premier mot de l'ouvrage qui
signifie « révélation».cette manifestation lui a été faite par des visions à
caractère symbolique; elle fut écrite en grec. L'évangéliste vécut dans cette
grotte aujourd'hui entourée d'un monastère et d'une école de théologie. On montre
l'endroit cerclé de métal ou l'apôtre reposait sa tête pour dormir. A droite,
le rocher forme une sorte de pupitre naturel sur lequel le disciple de Jean,
Prochoros, écrivait sous sa dictée.
Une petite route relie les principaux points d'Île; les sentiers muletiers
traversent les collines cultivées en terrasses, et permettent de nombreuses
promenades. Un petit livre que l'on pourra se procurer sur place donne les itinéraires.
On verra entre autres les ruines de Kastelli, sur la colline près de Skala,
capitale antique de l'Île. Il subsiste quelques vestiges de l'enceinte et d'une
tour d'observation.
Les plages sont desservies par des calques - et par des bus - qui partent
le matin vers 10 h de Skala. Les plus belles sont celles de Psilli Amnos et
Grikos au sud; de Meloi, Agro Livadi, Kambos et Lambi (plage aux galets de couleur)
au nord.
RENSEIGNEMENTS UTILES
Code téléphonique: 0247.
Banques et hôtels: à Skala.
Ferries: une liaison quotidienne avec Le Pirée (10h); hydrofoils:une liaison
quotidienne - en saison - avec Kos et Rhodes. Et trois ou quatre fois par semaine,
bateaux pour Leros, Kalymnos, Lipsos, Samos, lcaria. De cette dernière, on gagne
Paros dans les Cyclades.
Police tél.: 312- 31. |