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LES MÉTÉORES
Près de Kalambaka, les rochers apparaissent comme de gigantesques piliers
au-dessus de la plaine de Thessalie. Les Météores sont une des curiosités les
plus extraordinaires de la Grèce, et ce n'est qu'en s'approchant que l'on découvre
les monastères « élevés dans les airs» accrochés el la paroi.
Même si l'on a de bonnes jambes pour monter et descendre les centaines de
marches de chacun des monastères, prévoyez au moins une journée pour les visiter
tous. De plus, ils n'ont pas le même jour de fermeture et ils sont clos de J
3 h el 15 h 30. On peut se contenter de voir seulement le Grand Météore, Varlaam
et Haghios Stefanos. N'oubliez pas de mettre une tenue adéquate: jupe et épaules
couvertes pour les dames, pantalon pour les messieurs.
Les masses rocheuses, formées de couches de grès et de conglomérats tertiaires,
sont dues à l'érosion de la rivière du Pénée.
Dès le XI" s. des ermites habitent ces rochers inaccessibles. La communauté
monastique fut organisée par le moine Athanase,
venu du mont Athos, au XIV" s. A cette époque la Thessalie était ravagée
par des bandes de conquérants serbes. Sous la
domination turque, les Météores comptèrent jusqu'à 24 monastères; ils furent
décorés par les plus grands artistes du temps.
Mais les communautés déclinèrent du fait de querelles. Aujourd'hui, il n'y
a plus que cinq bâtiments occupés par les moines.
L'accès se faisait par des échelles de corde ou des nacelles suspendues à
des cordages longs de 20 à 40 m; une route
goudronnée dessert désormais tous les monastères, et des escaliers ont été
aménagés.
Le Grand Météore ou monastère de la Transfiguration (fermé le mardi) est
situé au terminus de la route, à 534 m au-dessus de
la plaine. A l'entrée, on remarque la nacelle de bois qui servait autrefois
à hisser les moines, et un grand morceau de bois
oblong sur lequel on frappait avec un marteau pour annoncer les offices,
en guise de cloche. On verra aussi les outres en peau
de chèvres.
La cuisine à cheminée centrale jouxte le réfectoire aujourd'hui aménagé en
musée: ses collections comprennent des manuscrits
enluminés, des icônes, des ornements liturgiques, et une carte du XVIII s.
situant les 24 monastères.
L'église de la Transfiguration comporte dans le narthex et la nef un décor
peint (XVI s.), du certainement à un peintre crétois.
Le Christ Pantocrator, entouré d'anges et de prophètes, apparaît dans la
coupole; la Vierge et les évêques sont figurés dans
l'abside; le cycle des douze fêtes sur les murs de la nef.
Le portrait des moines Athanase et Joasaph, sur le mur ouest, remonterait
au XIV s.
Le monastère de Varlaam (fermé le vendredi) est situé 300 m plus bas.
Construit en 1517, il conserve dans sa chapelle,
dédiée à Tous-les-Saints, un décor de fresques du XVI" s. figurant le
Jugement dernier et la vie de saint Jean-Baptiste dans le
narthex, le Christ Pantocrator à la coupole, la Dormition et la Crucifixion
sur le mur ouest, et les portraits des fondateurs sur
les piliers. Le trésor est présenté dans le réfectoire. Dans le cellier,
un tonneau d'une contenance de 13 ()()() litres retient
l'attention.
A la bifurcation de la route, prendre en face, vers le monastère d'Haghios
Stefanos, situé au terminus. Le monastère d'Haghios
Stefanos (fermé le lundi) fut construit à l'emplacement d'un ermitage. Ce
couvent de religieuses est facile d'accès, il n'y a qu'une
passerelle à franchir D'aspect très clair, il est plus propre que les précédents.
On visite seulement l'église Haghios
Charalambos, construite en 1798, et le musée qui conserve une riche collection
d'icônes et de manuscrits, ainsi que de belles
broderies.
En revenant, vous verrez sur la gauche le monastère d'Haghia Triada. Il fut
fondé au XV s. Du jardin, l'on a une vue très
étendue sur Kalambaka et les montagnes.
Au croisement, prenez la direction de Kalambaka. Sur la gauche de la route,
le monastère d'Haghios Roussanou (fermé) est le
plus spectaculaire. Ses murs sont construits à l'aplomb du rocher; mais il
a été abandonné récemment à cause de son mauvais
état. On peut encore monter par le sentier pour le point de vue sur la vallée.
Plus bas sur la droite, le monastère d'Haghios Nikolaos fut construit
au XIV s. et agrandi au XVII s. Le décor de l'église est
du à un peintre crétois, Théophane, qui travailla aussi au mont Athos. Ses
compositions du Jugement dernier et de la Dormition
de saint Ephrem montrent des figures aux contours fortement soulignés; on
remarquera aussi la représentation d'A dam
nommant les animaux.
RENSEIGNEMENTS UTILES
Code téléphonique: 0432. Logements: à Kalambaka. |